Bonjour chers Arcosiens !
Pour cette dernière édition d’Arcos de l’année, on a décidé de changer un peu le format : aujourd’hui on revient ensemble sur les 5 évènements géopolitiques qui ont marqué 2025.
👉 On en profite également pour vous faire un petit bilan de cette année. Et quelle année !
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Sachez qu’en 2026, Arcos va changer d’échelle.
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PS : Exceptionnellement il n’y aura pas d’édition d’Arcos vendredi. On se retrouve le 5 janvier pour attaquer la nouvelle année !
5 - Le soulèvement de la Gen Z

En 2025, la jeunesse mondiale n’a pas demandé la parole. Elle l’a prise.
👶 Née entre la fin des années 90 et le début des années 2010, la Gen Z a affronté en 2025 un même problème malgré des vies très différentes : l’impression d’être exclue.
Dans de nombreux pays, elle a subi la vie chère, l’insécurité, et la corruption, tout en voyant des élites protégées et déconnectées.
Face à cette situation, la Gen Z est descendue dans la rue. En 2025, elle a manifesté pour dénoncer les inégalités et l’exclusion politique. Les revendications ont varié selon les pays, mais elles ont toutes tourné autour du même socle : vivre dignement, accéder à l’éducation et à la santé, et mettre fin à l’impunité des élites.
Les réseaux sociaux ont servi de catalyseur. TikTok, Instagram et Discord ont relié des colères locales et créé un effet de contagion. Un symbole s’est même imposé dans plusieurs pays : le drapeau pirate de One Piece, devenu l’emblème d’une révolte générationnelle.
Les résultats ont été contrastés selon les pays. Au Népal, la mobilisation a débouché sur une transition politique inédite issue d’un mouvement né en ligne. À Madagascar, la contestation a été récupérée par un coup d’État militaire.
Au Maroc, la monarchie n’a pas vacillé mais a annoncé des réformes sociales, reconnaissant implicitement la légitimité des revendications… malgré une répression persistante.
👉 La question pour 2026 : la Gen Z a frappé fort en cette année. Mais saura-t-elle transformer l’essai ?
4 - L’avènement de l’IA

En 2025, l’intelligence artificielle a cessé d’être un sujet de tech. Elle est devenue un sujet de société.
🤖 Jusqu’ici, l’IA avançait en coulisses. En 2025, elle est passée au premier plan. Les chatbots, particulièrement, se sont imposés partout. Recherche en ligne, réseaux sociaux, e-commerce : pour des millions de personnes, l’IA est devenue la première porte d’entrée vers Internet.
Cette généralisation a propulsé l’intelligence artificielle dans le débat public. En 2025, elle s’est retrouvée au cœur des décisions politiques, notamment aux États-Unis, où son déploiement a été assumé comme une priorité stratégique.
Accélérer l’adoption, limiter les freins, et régler les questions de régulation plus tard : la ligne a été claire.
Sur le plan économique, l’année a marqué une ruée sans précédent. Les géants de la tech ont investi des dizaines de milliards dans les data centers et les infrastructures. Les marchés ont suivi, portés par la promesse de gains de productivité massifs.
Mais à mesure que les montants ont explosé, une question s’est posée : l’IA est-elle en train de créer une nouvelle bulle ?
Le monde du travail a commencé à encaisser le choc. En 2025, certaines entreprises ont réduit leurs effectifs, d’autres ont redéfini les compétences attendues. Certes, l’IA n’a pas supprimé tous les emplois… mais elle a accéléré les transformations et déplacé les lignes (beaucoup) plus vite que prévu.
Enfin, des risques sociétaux ont émergé au grand jour. L’usage intensif des chatbots a soulevé des inquiétudes sur l’isolement, la dépendance et la santé mentale, notamment chez les plus jeunes. Les entreprises ont annoncé des garde-fous, sans ralentir la diffusion de leurs outils.
👉 La question pour 2026 : jusqu’où l’IA peut-elle (vraiment) aller ?
3 - La guerre Israël/Iran

En 2025, Israël et l’Iran ont cessé de se frapper par procuration et se sont affrontés directement.
🇮🇱🇮🇷 Depuis vingt ans, la confrontation entre Israël et l’Iran se jouait à distance, par alliés interposés, frappes discrètes et menaces assumées. Benjamin Netanyahu désignait Téhéran comme l’ennemi existentiel, tandis que la République islamique appelait ouvertement à la disparition d’Israël.
La guerre directe restait pourtant une ligne rouge… jusqu’au 13 juin 2025.
Cette nuit-là, Israël a frappé le cœur du régime iranien. En quelques heures, des centaines d’avions ont ciblé des sites militaires et nucléaires stratégiques. L’opération a surpris par son ampleur, sa précision et sa vitesse.
L’Iran a répliqué frontalement. Missiles balistiques, drones et frappes directes ont visé les grandes villes israéliennes. Tel-Aviv, Haïfa ou Beer-Sheva ont été touchées. Malgré l’efficacité du Dôme de fer et l’aide de ses alliés, Israël a subi des dégâts inédits sur son sol, avec des quartiers entiers endommagés et des infrastructures civiles atteintes.
Très vite, le conflit a dépassé le cadre bilatéral. Les États-Unis sont entrés dans la danse, après plusieurs jours d’hésitation : Donald Trump a fini par autoriser des frappes ciblées contre des installations nucléaires profondément enfouies.
L’Iran a riposté symboliquement contre une base américaine au Qatar, avant que Washington n’impose un cessez-le-feu.
Au bout de douze jours, les armes se sont tues. Israël a revendiqué un succès historique, affirmant avoir repoussé de plusieurs années les capacités nucléaires et balistiques iraniennes. L’Iran, de son côté, a proclamé avoir résisté et contraint son adversaire à stopper l’offensive.
👉 La question pour 2026 : après ces 12 jours de guerre directe, le risque d’un nouveau conflit est-il plus faible… ou plus élevé ?
2 - La crise sans fin au Soudan

En 2025, le Soudan est resté la pire crise humanitaire au monde.
🇸🇩 Pour la troisième année consécutive, le Soudan a été classé première crise humanitaire mondiale par l’International Rescue Committee. Autrement dit : aucun autre conflit ne cumule autant de besoins, de déplacés et de risques immédiats pour les civils.
Cette situation s’explique par une guerre qui dure. Depuis avril 2023, le Soudan est ravagé par les combats entre l’armée régulière et les Forces de soutien rapide. En 2025, aucune avancée réelle n’a eu lieu : les affrontements se sont poursuivis, avec des attaques régulières contre les civils, notamment au Darfour.
Le coût humain est vertigineux. Plus de 14 millions de personnes ont été déplacées, à l’intérieur du pays ou vers les États voisins. Le nombre de morts reste impossible à établir précisément, faute d’accès aux zones de combat, mais toutes les estimations convergent vers une tragédie de masse.
Surtout, la guerre ne s’est pas limitée aux zones déjà ravagées. En 2025, les combats se sont intensifiés au Kordofan, où des villes ont été encerclées, l’aide humanitaire bloquée et des populations entières privées de nourriture et de soins.
Les ONG craignent désormais que les mêmes atrocités qu’au Darfour s’y répètent…
👉 La question pour 2026 : le monde continuera-t-il à détourner le regard de la pire crise humanitaire de la planète ?
1 - L’année Trump

En 2025, Donald Trump a été partout. Littéralement.
🇺🇸 Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump a occupé tout l’espace. Cette année, il a dominé l’actualité jour après jour, sans jamais laisser retomber la pression. La présidence n’a jamais ralenti, donnant le sentiment d’un pouvoir en mouvement permanent.
Cette cadence a reposé sur une méthode assumée. Trump a gouverné par l’exécutif, en testant frontalement les limites institutionnelles. Décrets en série, bras de fer avec les tribunaux, remise en cause de certaines agences fédérales : chaque décision a servi à imposer ses priorités et à reprendre la main sur l’appareil d’État.
Sur le terrain économique, l’année a été contrastée. La grande loi budgétaire adoptée à l’été a permis d’éviter une hausse massive des impôts, apportant de la visibilité aux entreprises et aux ménages. En revanche, la dette a continué de grimper et le pouvoir d’achat est resté sous pression.
Politiquement, Trump a assumé des choix clivants. La fermeture quasi totale de la frontière sud a marqué une rupture nette avec les années précédentes… tout en créant des tensions sur le marché du travail.
À l’international enfin, 2025 a été marquée par une succession d’actions ponctuelles. Trump a autorisé des frappes contre les Houthis au Yémen, visé le programme nucléaire iranien en juin et relancé des opérations contre l’État islamique en Syrie.
Il s’est aussi impliqué directement au Moyen-Orient, contribuant à la libération d’otages israéliens.
En revanche, les grands dossiers sont restés ouverts : pas d’avancée décisive en Ukraine, une relation instable avec la Chine et une ligne toujours imprévisible face à la Russie.
👉 La question pour 2026 : après une telle année 2025, Trump peut-il continuer à gouverner à ce rythme l’année prochaine ?
