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Au programme aujourd’hui :

🇨🇳 Politique - La Chine monte en Puissance dans l’Océan Indien

💰 Économie - Y a-t-il une Bulle Financière ?

👁️ Portrait - Corinne Lepage, entre Ecologie et Politique

📊 Sondage - Les Français veulent réduire la Dette Publique

🇨🇳 Politique - La Chine monte en Puissance dans l’Océan Indien

La Chine et les Maldives ont signé un accord d'assistance militaire, permettant à Pékin d'accroître sa présence dans cet Etat stratégique. Annoncé le 4 mars par le ministère de la Défense des Maldives, cet accord vise à renforcer les liens bilatéraux entre les deux pays.

Les Maldives sont un point de passage important pour les routes maritimes et cet accord intervient alors que l'importance géopolitique de l'océan Indien est de plus en plus reconnue, et que l'Inde considère traditionnellement cette région comme faisant partie de sa sphère d'influence.

La signature de cet accord marque un changement significatif dans la politique étrangère des Maldives, qui s'éloigne de l'Inde pour se rapprocher de la Chine. Cette évolution est le résultat des efforts du président Mohamed Muizzu, élu l'année dernière, qui a activement cherché à renforcer les relations économiques et diplomatiques avec la Chine.

Cela inclut une visite d'État à Pékin en janvier, où lui et le président chinois Xi Jinping ont signé 20 accords diplomatiques.

Le président Muizzu a également exprimé son intention de retirer la présence militaire indienne des Maldives, conformément à sa promesse de campagne de « India Out ».

Cet accord de défense avec la Chine pourrait marquer un départ par rapport aux politiques pro-indiennes de l'ancien président Ibrahim Mohamed Solih et signale un réalignement de la politique étrangère des Maldives.

💰 Économie - Y a-t-il une Bulle Financière ?

Il y a deux ans, beaucoup s'accordaient à dire qu'une grande bulle financière était sur le point d'éclater, marquant la fin d'une ère de taux d'intérêt très bas. Les prix des actions chutaient, les obligations gouvernementales étaient sous pression, et le marchés des crypto-monnaie s'effondrait.

Cependant, moins de 18 mois plus tard, les marchés boursiers mondiaux ont atteint des sommets historiques, en particulier aux États-Unis où l'indice S&P 500 a connu une hausse impressionnante.

Cette reprise rapide des marchés soulève la question de savoir si nous sommes à nouveau dans une bulle financière. Dans les années 1990, la bulle des “dotcoms” s'était formée autour des promesses de la nouvelle technologie internet, similaire à l'engouement actuel pour l'intelligence artificielle.

Bien que les entreprises technologiques de l'époque aient transformé le monde, de nombreux investisseurs avaient perdu de l'argent en pariant sur des entreprises qui étaient surévaluées à l'époque.

La caractéristique principale d'une bulle est l'achat d'actifs à des prix déconnectés des fondamentaux économiques. Lorsque la frénésie spéculative s'arrête, les prix s'effondrent. Actuellement, les grandes entreprises technologiques américaines sont chères, mais leurs prix sont inférieurs à ceux de l'apogée de la bulle des “dotcoms”.

Il n'y a pas encore de signes d'euphorie excessive sur les marchés. Les investisseurs institutionnels ne semblent pas particulièrement optimistes et les investisseurs particuliers n'ont pas répété la ruée vers les fonds technologiques de 2021.

Pour qu'une bulle se forme, il faudrait que les gains actuellement concentrés sur quelques grandes entreprises se propagent à l'ensemble du marché, y compris aux entreprises plus petites et plus risquées.

Un autre indicateur d'une bulle serait une augmentation des introductions en bourse (IPO), comme cela s'était produit en 1999 et 2021. Cependant, le marché actuel connaît un néant total en matière d'IPO.

Si les taux d'intérêt baissent à nouveau, cela pourrait encourager une plus grande prise de risque, mais pour l'instant, une bulle financière majeure semble encore éloignée.

👁️ Portrait - Corinne Lepage, entre Ecologie et Politique

Corinne Lepage, avocate et femme politique française, née le 11 mai 1951 à Boulogne-Billancourt, est une figure incontournable de l'écologie politique en France. Diplômée de Sciences Po Paris et de l'Université Paris II, elle devient avocate en 1975 et co-créé le cabinet Huglo-Lepage, spécialisé dans le droit de l'environnement.

Elle se fait connaître en représentant les collectivités locales dans le procès de l'Amoco Cadiz en 1978, obtenant gain de cause après quinze ans de lutte judiciaire, une véritable révolution dans le droit de l'environnement.

Lepage se lance en politique en 1981, sous les couleurs de l'écologie, et devient maire adjointe chargée de l'environnement à Cabourg en 1989. Son engagement politique prend une nouvelle dimension en 1995 lorsqu'Alain Juppé la nomme ministre de l'Environnement.

Ce n'est pas une nomination anodine.

Corinne Lepage est alors la seule femme à rester ministre de plein exercice après le remaniement de 1995. Son passage au ministère de l'Environnement est marqué par des réalisations significatives, comme la loi LAURE, qui instaure des mesures de lutte contre la pollution de l'air.

Après son départ du gouvernement, elle continue de défendre l'environnement, que ce soit en tant qu'avocate ou en politique. Fondatrice du parti écologique Cap21 en 1996, elle devient députée européenne de 2009 à 2014.

Son engagement en faveur de l'environnement ne s'arrête pas là, elle défend plusieurs causes en justice, notamment la marée noire de l'Erika et la tempête Xynthia, et gagne en 2011 le prix European Women Business Law Awards dans la catégorie « droit de l'environnement ».

📊 Sondage - Les Français veulent réduire la Dette Publique

Un sondage Elabe pour Les Echos et l'Institut Montaigne révèle que les Français sont de plus en plus préoccupés par le niveau de la dette publique, avec 80% d'entre eux estimant urgent de la réduire.

Les mesures envisagées pour réduire la dette incluent la diminution des allocations familiales (32%), des dépenses numériques (31%) et des dépenses liées au chômage (30%). D'autres domaines comme la culture et les dépenses écologiques sont également ciblés, surtout par les électeurs de droite et d'extrême droite.

En revanche, les Français s'opposent fortement à l'idée de réduire les dépenses liées aux maladies et affections de longue durée (72% de rejet) et à la désindexation des pensions de retraite (83% de rejet), une mesure rejetée par toutes les tranches d'âge.

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