Bonsoir mes chers Belloniens,
Bienvenue dans cette nouvelle édition d’Argent, Pouvoir & Influence.
Au programme aujourd’hui :
🗳️ Politique - 2024 : L’année du Vote.
💰 Économie - Après les frappes aériennes sur le Yémen, les appels au boycott se multiplient.
👁️ Portrait - Barroso : Le Stratège Derrière l'Union Européenne.
📊 Statistiques - Que pensent le français de Gabriel Attal ?
📚 Lecture - Découverte d’un livre sur l’influence et le pouvoir du leadership.

L’année 2024 s’annonce historique politiquement parlant, car environ la moitié de la population mondiale (4 milliards de personnes) devra voter pour élire un nouveau chef d’État.
Parmi les pays concernés, on retrouve notamment :
L’Indonésie : En février, l'Indonésie élira un nouveau président, ce qui représente un vote majeur dans un pays de 277 millions d'habitants. Cette élection est l'une des plus importantes au monde en termes de nombre d'électeurs votant en une seule journée.
Le Pakistan : Des élections parlementaires auront également lieu en février. Selon les sondages, Nawaz Sharif devrait devenir Premier Ministre pour la quatrième fois de sa vie, lui qui avait auparavant été emprisonné pour des accusations de corruption.
La Russie : Les élections présidentielles de mars devraient voir la victoire quasi certaine de Vladimir Poutine, qui contrôle le processus électoral et les médias d'État. La guerre en Ukraine a renforcé la mainmise de Poutine sur la Russie, et le pays ne devrait pas, sauf retournement de situation, changer de chef d’État.
L’Inde : En avril et mai, l'Inde tiendra des élections parlementaires. Le Bharatiya Janata Party (BJP) de Narendra Modi est en tête des sondages.
Le Mexique : L'élection présidentielle du 2 juin pourrait marquer un tournant historique avec la possibilité qu'une femme, Claudia Sheinbaum, ancienne maire de Mexico, dirige le pays pour la première fois. Cette élection est considérée comme un moment clé pour le Mexique.
L’Union Européenne : En juin, l'Union Européenne, qui représente plus de 500 millions de personnes, tiendra des élections parlementaires. Les sondages suggèrent un regain de soutien pour les partis de droite dans plusieurs pays, y compris en France, en Allemagne et en Italie.
Le Royaume-Uni : Des élections sont prévues avant la fin de l'année, avec des sondages indiquant que le leader du Parti travailliste, Keir Starmer, pourrait mettre fin à 14 ans de règne conservateur marqué par cinq Premiers ministres différents.
Les États-Unis : L’élection présidentielle très attendue pour décider si Joe Biden obtiendra un second mandat ou si un candidat républicain, potentiellement Donald Trump, lui succédera. Cette élection est probablement la plus importante de 2024.

L'actualité récente est marquée par une intensification des appels au boycott de marques occidentales à la suite des frappes aériennes et des tirs de missiles menés par les États-Unis et leurs alliés au Yémen. Cette intervention vise à neutraliser les rebelles Houthis, qui bénéficient du soutien de l'Iran.
Sur les réseaux sociaux, des utilisateurs ont lancé des appels au boycott de ces marques, les accusant de soutenir l'invasion du Yémen. Ces messages ont rapidement gagné en visibilité, atteignant plusieurs dizaines de millions de vues.
Les boycotts au Moyen-Orient ont déjà eu un impact sur plusieurs marques occidentales, notamment à la suite de l'attaque du Hamas dans le sud d'Israël en octobre dernier.
À titre d'exemple, le PDG de McDonald's, Chris Kempczinski, a admis sur LinkedIn que ces boycotts avaient un "impact commercial significatif" sur l'entreprise. Il a associé ces boycotts aux effets de la guerre et de la désinformation qui l'accompagne.
D'autres marques occidentales, comme Papa John's International Inc., ont également signalé des fermetures de restaurants inattendues et des retards dans l'ouverture de nouveaux établissements, en partie en raison du conflit en cours au Moyen-Orient. Starbucks et KFC font également partie des marques ayant été boycottées.
La question qui se pose désormais est de savoir si ces boycotts vont s'intensifier à la suite de la campagne de bombardements menée par les États-Unis et le Royaume-Uni au Yémen, qui a débuté récemment, et surtout de voir l’impact économique que vont avoir ces boycotts sur le long terme.

José Manuel Durão Barroso, une personnalité politique portugaise discrète en apparence, est en réalité l'un des acteurs les plus influents de l’échiquier politique européen. Né à Lisbonne en 1956, Barroso a gravi les échelons pour devenir une figure emblématique de la politique européenne.
Barroso a débuté sa carrière politique au Portugal, où il a été membre du Parlement portugais. Élu Premier Ministre de son pays en 2002, c’est pourtant en 2004 que tout va réellement changer pour Barroso.
Il prend la tête de la Commission européenne, le bras exécutif de l'Union européenne, pendant deux mandats consécutifs de 2004 à 2014, un exploit sans précédent dans l'histoire de l'UE.
Barroso s'est retrouvé au cœur de l'action lors de moments charnières de l'histoire européenne, notamment lors de la gestion de la crise financière mondiale de 2008. Son rôle dans la stabilisation de l'Europe et son approche pragmatique ont renforcé son importance sur la scène européenne.
L'un des éléments clés de son influence réside également dans ses liens avec le groupe Bilderberg, une réunion annuelle regroupant des dirigeants européens et américains issus du monde politique, des affaires et des médias. Barroso a assisté à la réunion du Bilderberg à pas moins de cinq reprises, ce qui le place en tant que deuxième individu (à l'exception des membres du comité de direction) à y avoir participé le plus fréquemment.
Après son mandat à la Commission européenne, Barroso a élargi son influence dans le secteur privé en rejoignant divers conseils d'administration de grandes entreprises, notamment celui de Goldman Sachs.
Un choix qui a d’ailleurs soulevé des controverses et des débats sur l'éthique du passage du secteur public au secteur privé.

C’est le pourcentage de Français qui jugent que la nomination de Gabriel Attal est une bonne chose pour le pays. Un sondage à prendre néanmoins avec des pincettes, car ce pourcentage varie beaucoup selon les médias.
📚 Le livre de la semaine

Nouvelle rubrique hebdomadaire dans laquelle je vous partagerai, tous les dimanches, un livre à lire sur l’Argent, le Pouvoir ou l’Influence.
Aujourd’hui, on parle de “Tribes” de Seth Godin, qui est un livre qui se concentre sur le pouvoir et l'importance du leadership et de la création de communautés, ou "tribus", dans le contexte moderne.
Godin explore comment des individus motivés peuvent rassembler des gens autour d'idées innovantes et les mener vers un but commun. Il s'attarde sur l'idée que n'importe qui peut devenir un leader influent en construisant sa propre tribu et en catalysant le changement.
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À mercredi.