Bonsoir mes chers Belloniens,

Bienvenue dans cette nouvelle édition d’Argent, Pouvoir & Influence.

Au programme aujourd’hui :

🇪🇺 Politique - L’Union Européenne craint le retour de Donald Trump au pouvoir

💰 Économie - Le chaos économique au Moyen Orient

👁️ Portrait - De la BCE à la Politique: L'Odyssée de Mario Draghi

📊 Statistiques - Nouvelle flambée des prix de l’électricité en France

📚 Lecture - Les 48 Lois du Pouvoir de Robert Greene

Dans un contexte géopolitique assez tendu, les dirigeants européens se préparent à la possibilité d'un second mandat de Donald Trump à la Maison Blanche. Cette anticipation fait suite à sa victoire écrasante aux caucus républicains de l'Iowa, le propulsant en tête de liste pour affronter Joe Biden lors des élections de Novembre prochain.

Lors d'une conférence de presse, Emmanuel Macron a souligné l'importance pour l'Europe de se préparer à tout scénario. Macron affirme que la priorité reste le dialogue et la collaboration, indépendamment du leader américain.

Il a également mis l'accent sur la nécessité d'une Europe forte et indépendante, capable de se défendre sans dépendre exclusivement des autres, notamment face à des défis tels que la montée en puissance de la Chine.

Mais ce n’est pas tout car l'Europe fait également face à des enjeux cruciaux. La guerre en Ukraine, qui s’est transformée en un conflit prolongé, nécessite un soutien militaire occidental constant.

Trump, favorable à un accord de paix immédiat entre l'Ukraine et la Russie, et ses partisans au Congrès bloquent une aide militaire significative pour Kyiv. Cette position suscite des inquiétudes chez les alliés de l'OTAN quant à la durabilité de ce soutien.

Les récentes déclarations de Trump, laissant planer le doute sur l'engagement américain envers l'OTAN, intensifient les tensions. Cette incertitude, couplée aux affirmations du commissaire européen Thierry Breton sur la position de Trump vis-à-vis de l'OTAN, accentue la nécessité pour l'Europe de renforcer sa défense indépendamment des américains.

Alexander Stubb, candidat favori à la présidence en Finlande, nouveau membre de l'OTAN, soutient cette vision d'une OTAN plus européenne. Il reconnaît la nécessité pour l'Europe de prendre davantage de responsabilités en matière de défense, un point sur lequel les Américains ont l’avantage selon lui.

Cent jours se sont écoulés depuis le début de l'offensive du Hamas contre Israël, marquant l'escalade de la guerre à Gaza. Pendant ce temps, le conflit s'est intensifié sur d'autres fronts. Le 11 janvier, les États-Unis et la Grande-Bretagne ont répondu aux attaques de missiles des Houthis en attaquant leurs bastions au Yémen, visant à protéger la navigation dans la mer Rouge.

Cinq jours plus tard, Israël a mené sa plus grande offensive contre le Liban, prenant pour cible le Hezbollah, soutenu par l'Iran. Bien qu'une guerre régionale à grande échelle ait été évitée, principalement parce que ni l'Iran ni les États-Unis ne souhaitent un tel scénario, les conséquences économiques du conflit se font déjà sentir. Les routes commerciales sont bloquées, le transport maritime mondial est perturbé, et les économies locales sont gravement touchées.

L'impact sur le commerce est énorme. Avant l'attaque du Hamas, un cinquième des exportations du Moyen-Orient transitait dans la région. Maintenant, avec plus de la moitié des routes commerciales bloquées, le commerce intra-régional s'est effondré et les coûts de transport ont augmenté, menaçant de nombreuses entreprises de faillite.

La mer Rouge a vu son activité chuter drastiquement. Shell, le géant du pétrole et du gaz, s'est retiré de la région, témoignant de l'incertitude croissante. Les attaques des Houthis ont des répercussions désastreuses pour des pays comme l'Érythrée et le Soudan, dépendant de la mer Rouge pour leurs exportations.

L'Égypte est également en danger. Le canal de Suez, reliant la Méditerranée à la mer Rouge, est une source majeure de revenus. Une baisse des revenus des péages affecterait gravement l'économie égyptienne, déjà fragilisée par des réserves de change limitées.

La guerre a aussi frappé les secteurs prometteurs du Moyen-Orient. Le secteur technologique d'Israël lutte désormais pour survivre, tandis que le tourisme en Jordanie, essentiel à son PIB, est en déclin.

Les conséquences économiques de ce conflit vont bien au-delà des frontières régionales. Si une crise de la dette se déclare dans une grande partie du Moyen-Orient, cela pourrait avoir des répercussions économiques mondiales désastreuses.

Mario Draghi est un économiste italien né en 1947. Sa carrière s'est forgée au sein d’institutions de renom telles que Goldman Sachs et la Banque d'Italie, dont il a été le gouverneur. Mais c'est lorsqu'il a pris les rênes de la BCE en 2011 que son véritable pouvoir s'est révélé.

Son mandat a coïncidé avec une des périodes les plus tumultueuses de l'histoire économique européenne : la crise de la dette souveraine. Sa célèbre déclaration "Whatever it takes" (Quoi qu'il en coûte) en 2012 a été un moment décisif, rassurant les marchés et jouant un rôle crucial dans la stabilisation de l'économie européenne.

Pendant son mandat à la BCE, il a mis en place des politiques monétaires strictes pour sauver l'euro de la crise de la dette souveraine. Son engagement sans faille à tout faire pour préserver la stabilité de la monnaie unique lui a valu le surnom de "Super Mario".

L'influence de Mario Draghi ne se limite pas à la sphère économique. Il a également joué un rôle politique crucial en Italie. En tant que Premier ministre du pays de 2021 à 2022, il est devenu un acteur majeur de la politique italienne. Son arrivée au pouvoir a été saluée comme un signe d'espoir pour un pays en proie à l'instabilité politique et économique.

Et bien que Draghi ait quitté son poste de Premier ministre de l'Italie en 2022, son héritage continue d'influencer la politique économique du pays et de la zone euro.

En constante augmentation depuis 2020, le prix de l’électricité va de nouveau être augmenté le 1er février prochain, d’environ 10%.

Cette hausse est notamment due à la fin progressive du fameux “bouclier tarifaire” mis en place par le gouvernement en 2021. Le prix de l’électricité, qui avait déjà augmenté en Août dernier, va donc connaître une nouvelle hausse dans un moment où beaucoup de ménages français n’arrivent déjà plus à payer leurs factures.

Et bien que le président Macron ait affirmé que l’électricité “retrouverait bientôt des prix dans la norme”, cette nouvelle augmentation est vue pour beaucoup comme une énième promesse non-tenue de la part du gouvernement actuel.

Aujourd’hui, on parle des 48 lois du pouvoir de Robert Greene. Un livre extrêmement connu que beaucoup ont sans doute déjà lu, mais dont je tenais à parler tant il est captivant et enrichissant. Dans ce livre, Robert Greene donne les clés pour acquérir et maintenir le pouvoir dans différents contextes sociaux et professionnels.

Les lois, inspirées de figures historiques telles que Machiavel et Sun Tzu, couvrent divers aspects de la manipulation, de la séduction et de la stratégie. Chaque loi propose des tactiques pour surmonter les obstacles et dominer les autres, ce qui vaut à cet ouvrage un nombre important de critiques de par son aspect immoral et cynique.

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