Bonsoir mes chers Belloniens,
Bienvenue dans cette nouvelle édition d’Argent, Pouvoir & Influence.
Au programme aujourd’hui :
🇿🇦 Politique - Jacob Zuma peut-il vraiment (re)devenir président ?
💰 Économie - Le plan des BRICS+ pour tuer le dollar
👁️ Portrait - Ascension et Défis : La carrière de Rachida Dati
📊 Sondage - Le pouvoir d’achat, principal préoccupation des français
🇿🇦 Politique - Jacob Zuma peut-il vraiment (re)devenir président ?

Jacob Zuma, l'ex-président de l'Afrique du Sud (2009-2018), a réussi à renverser une décision judiciaire qui le privait de la possibilité de participer aux élections générales à venir. Cette nouvelle lui ouvre la porte pour briguer la présidence sous la bannière du parti MK, une formation politique qu'il a rejointe après avoir quitté le Congrès National Africain (ANC), le parti au pouvoir qu'il avait dirigé.
La cour électorale sud-africaine a annulé une précédente décision qui interdisait à Zuma de se présenter aux élections en raison de son dossier judiciaire, marqué par une condamnation à 15 mois de prison en 2021. Cette peine lui avait été infligée pour avoir refusé de témoigner devant une commission enquêtant sur des accusations de corruption et de favoritisme durant sa présidence.
La décision de la cour a surpris de nombreux analystes politiques et survient dans un contexte où l'ANC est confronté à des défis majeurs, entre un mécontentement populaire dû à la situation économique difficile et des scandales de corruption.
Le parti MK, bien que relativement nouveau sur la scène politique, est vu comme un potentiel acteur clé dans ces élections, particulièrement dans le KwaZulu-Natal, la région natale de Zuma. Sa popularité persistante, malgré les nombreuses controverses, pourrait jouer un rôle crucial dans la dynamique électorale.
Les Sud-Africains voteront le 29 mai pour élire un nouveau parlement, qui sera chargé de désigner le président. Cette élection est perçue comme un moment décisif, potentiellement l'une des compétitions électorales les plus serrées depuis l'avènement de la démocratie dans le pays en 1994.
💰 Économie - Le plan des BRICS+ pour tuer le dollar

Les BRICS+ continue activement à promouvoir leur plan de dédollarisation qui pourrait avoir des conséquences dévastatrices sur l’économie américaine. Ce mouvement vise à diminuer la dominance du dollar américain dans les échanges internationaux, ce qui pourrait conduire à une baisse de la demande pour le dollar.
Cela aurait pour effet de ralentir les activités des marchés des changes, touchant ainsi les banques et institutions financières qui dépendent fortement de ces activités. Une telle situation pourrait entraîner de l'hyperinflation aux États-Unis en raison du retour massif du dollar refusé par les BRICS+ et leurs alliés.
Dans le secteur technologique, l'abandon du dollar pourrait mettre en péril la compétitivité des firmes américaines qui seraient alors confrontées à des coûts opérationnels élevés. Parallèlement, le secteur du commerce de détail pourrait faire face à une hausse significative des prix des biens de consommation courante, une conséquence directe de l'inflation et de la dévaluation de la monnaie américaine.
En outre, une crise de la dette aux États-Unis pourrait aggraver la situation. La dette américaine, qui atteint 34 000 milliards de dollars, suscite des inquiétudes, notamment parce que le statut du dollar en tant que monnaie de réserve mondiale est remis en question.
La situation inquiète Washington qui se doit de trouver une réponse stratégique pour éviter une catastrophe économique dans les années à venir, d'autant plus que le projet de dédollarisation des BRICS+ gagne en popularité dans beaucoup de pays du monde.
👁️ Portrait - Ascension et Défis : La carrière de Rachida Dati

Rachida Dati, actuelle ministre de la culture, est une figure marquante de la politique française. Née en 1965 de parents immigrants, un père maçon marocain et une mère au foyer algérienne, elle grandit à Chalon-sur-Saône dans un milieu modeste.
Après deux tentatives infructueuses en médecine, Dati se tourne vers les sciences économiques, obtenant d'abord une licence puis une maîtrise à l'Université Panthéon-Assas. Sa carrière professionnelle débute véritablement lorsqu'elle rejoint l'équipe de Jacques Attali à la Banque européenne pour la reconstruction et le développement.
Son entrée en politique se fait en 2002 comme conseillère de Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur à l'époque. Elle joue un rôle significatif en tant que porte-parole de Sarkozy lors de la campagne présidentielle de 2007, qui s'avère être un tremplin pour sa propre carrière.
La même année, elle atteint le sommet de sa carrière en devenant Garde des Sceaux, ministre de la Justice, marquant l'histoire en étant la première femme d'origine maghrébine à occuper un tel poste dans un gouvernement français. Durant son mandat, elle instaure des réformes significatives, notamment les peines planchers et la réforme du code pénal des mineurs.
Dati continue à marquer la scène politique en tant que maire du 7ème arrondissement de Paris depuis 2008 et députée européenne de 2009 à 2019. En 2020, elle se présente comme candidate à la mairie de Paris pour le parti Les Républicains, où elle se positionne en deuxième place derrière la socialiste Anne Hidalgo.
En 2024, sa nomination en tant que ministre de la Culture suscite à la fois surprise et interrogations, compte tenu de son parcours antérieur peu axé sur les questions culturelles.
📊 Sondage - Le pouvoir d’achat, principal préoccupation des français

D'après un sondage réalisé avant les élections européennes, le pouvoir d'achat demeure la principale préoccupation des Français. Selon cette enquête, 38 % des Français considèrent le pouvoir d'achat comme leur problème numéro 1, malgré une baisse récente de l'inflation.
En plus du pouvoir d'achat, d'autres sujets préoccupent significativement les Français : l'immigration et l'environnement (29 %), l'insécurité (24 %), la santé et les inégalités sociales (19 %), le terrorisme (16 %), et dans une moindre mesure, l'emploi, l'éducation et le logement.
L'étude souligne également des différences de préoccupations selon le sexe, l'âge et la catégorie socio-professionnelle. Par exemple, l'environnement intéresse davantage les hommes (32 %) que les femmes (26 %), tandis que les questions de santé sont plus prioritaires pour les femmes (22 % contre 16 %).
Les cadres supérieurs se préoccupent davantage de l'immigration (34 %) que les employés et ouvriers (23 %). Enfin, les préférences politiques influencent également les priorités : le pouvoir d'achat est une préoccupation transpartisane, tandis que l'immigration divise, étant plus importante pour la droite (51 %) que pour la gauche (10 %).
Qu’avez-vous pensé de cette newsletter ?
Dites-le-moi en commentaire ou répondez directement à ce mail 📝
À Dimanche.