Bonsoir mes chers Belloniens,
Bienvenue dans cette nouvelle édition d’Argent, Pouvoir & Influence.
Au programme aujourd’hui :
🇮🇱 Politique - Israël VS Hezbollah : Guerre totale à venir ?
💰 Économie - La Birmanie s’enfonce dans la crise
👁️ Portrait - Tedros Adhanom Ghebreyesus, le Boss de l’OMS
📊 Sondage - Le soutien des Marocains à la normalisation des relations avec Israël a fortement chuté.
📚 Lecture - "Petit Traité de Manipulation à l'Usage des Honnêtes Gens" de Robert-Vincent Joule et Jean-Léon Beauvois
🇮🇱 Politique - Israël VS Hezbollah : Guerre totale à venir ?

Les tensions entre Israël et le Hezbollah ont atteint un niveau critique, alimentant les craintes d'un conflit imminent. Depuis le 7 octobre, le Hezbollah a intensifié ses attaques en réaction à la guerre d'Israël contre Gaza, qui a déjà fait plus de 36 000 morts. En réponse, Israël a bombardé des villages libanais et le Hezbollah a ciblé des installations militaires israéliennes avec des drones et des missiles guidés.
Le 5 juin dernier, le Hezbollah a lancé deux drones suicides sur un village israélien, tuant deux personnes et en blessant 11 autres. Israël a répliqué par des frappes aériennes. Des civils des deux côtés de la frontière ont été évacués en raison de ces attaques.
Cette intensification des hostilités survient alors que le président américain Joe Biden pousse pour un cessez-le-feu à Gaza.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré qu'Israël était prêt pour une opération "très tendue" à la frontière libanaise. Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir, a appelé à détruire toutes les bases du Hezbollah.
Les tensions entre Israël et le Hezbollah ne sont pas nouvelles. En 2006, une guerre de 34 jours avait tué 1 901 Libanais et 165 Israéliens sans détruire le Hezbollah, qui s'est depuis renforcé.
💰 Économie - La Birmanie s’enfonce dans la crise

La junte militaire en Birmanie intensifie ses efforts pour contrôler une économie en grave crise depuis le coup d'État de 2021. La situation économique s'est détériorée, avec une inflation galopante, une chute de la monnaie locale (kyat) et une montée du chômage.
La junte a adopté des politiques économiques autoritaires pour essayer de stabiliser la situation. Elle a instauré un contrôle strict des devises étrangères, obligeant les entreprises à échanger leurs recettes en devises contre du kyat à des taux de change fixés par l'État, bien inférieurs aux taux du marché noir. Cette mesure a provoqué une fuite des capitaux et une méfiance accrue des investisseurs étrangers.
Les sanctions internationales, notamment celles imposées par les États-Unis et l'Union européenne, ont asphyxié l'économie birmane. Les secteurs clés comme le textile et l'agriculture ont été particulièrement touchés, entraînant des licenciements massifs et aggravant la pauvreté.
La junte a également intensifié ses efforts pour réprimer toute opposition. Des milliers de manifestants, d'activistes et de politiciens ont été arrêtés. Les médias indépendants sont muselés, et l'accès à Internet est régulièrement coupé pour empêcher l'organisation de manifestations.
En plus de la répression politique, la junte tente de contrôler l'économie en redistribuant les ressources à ses alliés. Les militaires et leurs associés dominent les secteurs clés de l'économie, notamment les mines de jade et de rubis, qui sont une source importante de revenus pour le régime.
L'opposition, dirigée par le gouvernement d'unité nationale en exil, continue de résister, mais elle manque de ressources et de soutien international. Les conflits armés entre les forces de la junte et les groupes ethniques armés se sont intensifiés, provoquant des déplacements massifs de population et aggravant la crise humanitaire.
👁️ Portrait - Tedros Adhanom Ghebreyesus, le Boss de l’OMS

Tedros Adhanom Ghebreyesus, né le 3 mars 1965 à Asmara est un biologiste et homme politique éthiopien, actuellement directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Il est le premier Africain à occuper ce poste, ayant été élu en 2017 et réélu en 2022, consolidant son rôle comme figure clé de la santé publique mondiale.
Après avoir obtenu son diplôme en biologie de l'Université d'Asmara en 1986, Tedros poursuit ses études à la London School of Hygiene & Tropical Medicine, où il obtient une maîtrise en immunologie des maladies infectieuses en 1992.
Tedros commence sa carrière au ministère de la Santé éthiopien, où il joue un rôle crucial dans la gestion de la santé publique. En 2005, il est nommé ministre de la Santé, un poste qu'il occupe jusqu'en 2012. Pendant son mandat, il dirige une réforme complète du système de santé éthiopien, améliorant l'accès aux soins pour des millions de personnes grâce à l'investissement dans les infrastructures sanitaires.
En 2012, Tedros est nommé ministre des Affaires étrangères d'Éthiopie. À ce poste, il élève la santé comme enjeu politique majeur au niveau national et international. Il joue un rôle clé dans la négociation de l'Agenda d'Action d'Addis-Abeba, un accord historique visant à financer les Objectifs de développement durable.
En tant que directeur général de l'OMS, Tedros a dirigé l'organisation à travers des crises sanitaires mondiales majeures, y compris la pandémie de COVID-19 et les épidémies d'Ebola. Son mandat est marqué par des initiatives pour renforcer la couverture sanitaire universelle, améliorer la réponse aux urgences sanitaires, et promouvoir la santé des femmes, des enfants et des adolescents.
Sous sa direction, l'OMS a notamment adopté le plan stratégique "Triple Milliard", visant à améliorer la santé de 3 milliards de personnes d'ici 2023.
📊 Sondage - Le soutien des Marocains à la normalisation des relations avec Israël a fortement chuté

Le soutien des Marocains à la normalisation des relations avec Israël a fortement diminué, selon un sondage d'Arab Barometer. Seuls 13 % des Marocains soutiennent encore la normalisation avec Israël, contre 31 % en 2022. Cette baisse est liée aux récents événements à Gaza, où l'armée israélienne a intensifié ses attaques.
Le sondage, mené en 2023 auprès de 2 411 personnes, a révélé que 87 % des Marocains désapprouvent la normalisation des relations avec Israël. Les Marocains décrivent les récents événements à Gaza comme un massacre (26 %), une guerre (24 %), un génocide (14 %) ou un meurtre de masse (14 %).
Moins d'un quart (22 %) des personnes interrogées pensent que le gouvernement israélien est engagé en faveur d'une solution à deux États, tandis que près de la moitié (47 %) estiment qu'il n'est pas du tout engagé. De plus, seulement 24 % des Marocains croient que le peuple israélien soutient une solution à deux États.
📚 Lecture - "Petit Traité de Manipulation à l'Usage des Honnêtes Gens" de Robert-Vincent Joule et Jean-Léon Beauvois

"Petit Traité de Manipulation à l'Usage des Honnêtes Gens" est un ouvrage de Robert-Vincent Joule et Jean-Léon Beauvois qui explore les techniques de manipulation rencontrées dans la vie quotidienne. Le livre ne vise pas à enseigner la manipulation, mais plutôt à sensibiliser le public sur ces méthodes afin de les reconnaître et de se défendre contre elles.
Les auteurs décrivent comment les techniques de persuasion, souvent utilisées inconsciemment, peuvent influencer les décisions des individus. Ils abordent des concepts psychologiques comme la dissonance cognitive, les engagements mineurs qui mènent à des concessions plus importantes, et l'influence sociale.
Chaque technique est illustrée par des exemples concrets, tirés de la publicité, de la politique ou même de situations quotidiennes.
En mettant ces stratégies en lumière, Joule et Beauvois fournissent aux lecteurs les outils nécessaires pour décrypter les interactions sociales et professionnelles, les rendant ainsi moins vulnérables aux manipulations.
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