Bonsoir mes chers Belloniens,
Bienvenue dans cette nouvelle édition d’Argent, Pouvoir & Influence.
Au programme aujourd’hui :
🪖 Politique - Les Etats baltes se préparent à la guerre
💰 Économie - Les membres de l’OTAN ne dépensent pas assez pour leurs défenses
👁️ Portrait - Pierre Sellal : Le diplomate qui a métamorphosé l’Europe
📊 Statistiques - Les français ne croient plus en la démocratie

Les pays de l’OTAN ayant une frontière avec la Russie, notamment les États baltes (Lettonie, Lituanie et Estonie), se préparent activement à une éventuelle guerre contre Moscou. En janvier, les ministres de la Défense de ces pays ont convenu de construire un vaste réseau de fortifications pour dissuader et contrer une potentielle invasion russe, un scénario redouté dans le nord-est de l'Europe.
L'Estonie partageant plus de 300 kilomètres de frontières avec la Russie, prévoit de construire environ 600 bunkers. Ces installations visent à empêcher une invasion et occupation hypothétiques par Moscou, en s'appuyant sur les leçons tirées de la guerre en Ukraine, où la reconquête des territoires occupés s'est avérée extrêmement difficile.
Les États baltes, considérés comme des cibles probables d'une attaque russe, cherchent à éviter leur statut de simple "déclencheur" dans le cadre de l'OTAN, une position qui, selon eux, les laisserait vulnérables. Influencés par les difficultés rencontrées par l'Ukraine face à l'invasion russe, ils adoptent une posture de "défense en avant", visant à défendre chaque centimètre de leur territoire.
L'objectif des Etats baltes est donc d'être prêts à combattre au moindre signe d'une éventuelle invasion. Bien que les forces terrestres russes aient été affaiblies en Ukraine, l'OTAN reste vigilante face à la menace persistante que représente Moscou, soulignant l'importance d'utiliser le temps disponible pour se préparer efficacement.

À la mi-2023, seulement un tiers des pays membres de l'OTAN ont respecté l'engagement pris en 2014 de consacrer au moins 2% de leur PIB à la défense. Cette cible visait à renforcer la capacité de défense de l'alliance face aux menaces croissantes, notamment de la part de la Russie. Mais malgré cet objectif, la majorité des pays membres n'ont pas atteint le seuil souhaité.
Les seuls pays ayant véritablement respecté cet objectif sont les pays d'Europe de l'Est, tels que la Pologne, la Roumanie, la Hongrie, la Slovaquie, l'Estonie, la Lettonie et la Lituanie. Ils figurent parmi les 11 pays sur 30 qui ont atteint ou dépassé l'objectif de dépenses.
Cependant, des pays membres plus grands et plus riches de l'OTAN, tels que l'Allemagne, le Canada, l'Italie et l'Espagne, n'ont pas atteint l'objectif de 2%, souvent de loin. Cette situation a suscité des critiques, notamment de la part de Donald Trump, qui a souligné le manque d'effort de certains alliés pour atteindre le seuil de dépenses convenu.
Ce qu’il faut comprendre c’est qu’avant même le conflit en Ukraine, les tensions concernant l’approche militaire de l'OTAN étaient palpables, beaucoup de nations européennes adoptant une posture modérée en matière de dépenses de défense en temps de paix.
Mais la réalité montre que, malgré une légère augmentation du nombre de pays atteignant l'objectif de 2% par rapport à 2022, l'OTAN doit encore relever des défis significatifs pour assurer une défense collective efficace et adaptée aux menaces actuelles.

Diplomate chevronné, Pierre Sellal est aujourd’hui un personnage incontournable de la diplomatie française et européenne. Né le 13 février 1952 à Mulhouse, la carrière de Sellal débute véritablement en 1977 au ministère des Affaires étrangères, après des études en droit à l'Université de Strasbourg et un passage par l'ENA.
Au fil des années, Sellal gravit les échelons, de conseiller diplomatique au cabinet du ministre du Commerce extérieur en 1980, à sa première affectation à la Représentation permanente de la France auprès des Communautés européennes à Bruxelles en 1981.
Son influence au sein de l’UE est encore renforcée lorsqu'il devient secrétaire général adjoint du comité interministériel pour les questions de coopération économique européenne en 1985, sous 3 Premiers ministres successifs.
Après ça, Sellal va un peu changer d’air en devenant notamment ministre-conseiller à l'ambassade de France à Rome de 1990 à 1992 et Représentant permanent adjoint de la France auprès des Communautés européennes à Bruxelles jusqu'en B
En 2002, en tant que Représentant permanent de la France, il joue un rôle déterminant dans les travaux relatifs au projet de constitution européenne et à l'élargissement de l'UE.
En 2009, Sellal atteint le sommet de sa carrière en devenant Secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, supervisant la coordination et la supervision générale des services du ministère. Dans ce rôle, il a favorisé une série de partenariats stratégiques, consolidant la position de la France sur la scène internationale.
Mais son impact ne se limite pas aux cercles diplomatiques ; il s'étend aux sphères juridiques et philanthropiques, en devenant Senior Counsel chez August Debouzy en 2018, et en prenant la présidence de la Fondation de France en 2017.
Enfin, Sellal est aussi (et surtout) connu pour être le président du club Le Siècle, lieu de rencontre absolu du pouvoir français.

Selon le baromètre annuel du Cevipof publié hier, 68% des français jugent que « la démocratie ne fonctionne pas bien », soit une progression de 4 points en un an.
Mais ce n’est pas tout, 34 % des français aimeraient avoir à la tête du pays « un homme fort qui n'a pas à se préoccuper du Parlement ni des élections » tandis que 23 % souhaiteraient que « l'armée dirige le pays ».
Des chiffres assez révélateurs qui soulignent la faillite totale du système politique français qui ne fonctionne plus et n’arrive pas à gagner la confiance de sa population.
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À Dimanche.